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Depuis 1999, nous avons eu le plaisir d’inviter :
Les Harry’s, Crank Sturgeon & Olivier Di Placido, Matthieu Morin, David Bausseron, Aaron Moore & Alan Courtis, Is A Fish, Toys’n’Noise, Pascal Comelade, Charles Berbérian, Rodolphe Burger, Fantazio, Arlt, Will Guthrie, Gilles Amalvi & One Lick Less présentent « Les poèmes de Clint Eastwood », « À Ismène » d’Erell Latimier & Anne-Cécile Paredes, Deborah Kant, Red Horn Cannnibals, Jaune Sous-Marin, The Nightcrawler aka Red, Charlie O., Jean-Louis Costes, Faust (JH Perron, Zappi Diermaier, Rie Miazaki), Richard Pinhas-jérôme Schmidt, Ghédalia Tazartès-Jac Berrocal-David Fenech, Pascal Comelade-Général Alcazar, Chapi-Chapo & les petites musiques de pluie, My Favorite Sideburns Orchestra, Orso Jesenka, Witold Bolik Projekt, Kawaï, Tycho Brahé, Lionel Fondeville, Yeepee, Elwood & Guthrie, Kan Mikami, Michel Henritzi « walking in the shadow », One Lick Less, Dying Crapshooter, Elwood & Guthrie with Emilie Friedlander, Rafael novoa blas, Fantazio & Benjamin Colin, Dragibus, Sophie Agnel, Mick Bullocks-Vic Rawlings-Benjamin Renard, Le temple du Rock (installation des Sun Plexus), Regreb & Ogrob, Richarles Bronson, Fred Deltenre, Pierre Deruisseau, Michael Gendreau, Tore Honore Boe, Eric Cordier (Nol), Feeling of love, 20 000 Punks, Mesa of the lost women, Ferran Fagès, Pascal Battus, Alfredo Costa Monteiro & Ruth Barberian, Julien Ottavi, Phill Niblock, Harold Schellinx, Will Guthrie, Bobby Two, Thomas Charmetant-Eric La casa, ABS(.)HUM, Fabrice Eglin-Jérôme Noetinger, Sun Plexus « La Purée Noire », Jean-Luc Guionnet (diffusion), Taku Unami-Norman D.Mayer, Fabrice Eglin-Jean-Philippe Gross-Kasushige Kinoshita, Quentin Dubost-Olivier Brisson-Yoshimitsu Ichiraku, Eric La Casa-Jean-Luc Guionnet, Enihcam, Ultramilkmaids, Otomo Yoshihide-Martin Tétrault, Fabrice Eglin, Seijiro Murayama & Naoaki Myamoto, Manu Holterbach & Sophie Durrand, Jean-Fançois Laporte, Stéphane Rives, Michael Vorfeld, Christophe Havard, Jean-Philippe Gross, Laurent Dailleau, Yannick Dauby, Julien Ottavi, Manu Leduc, Arnaud Rivière, Alexandre Bellanger, Luc Larmor, Dust Breeders + Junko, Jérôme Noetinger-Fabrice Eglin-Benjamin Renard-Erell Latimier-Olivier Brisson, Mazen Kerbaj-Christine Séhnaoui-Sharif Séhnaoui-Olivier Brisson, Masafumi Ezaki-Taku Unami-Masahiko Okura, Gert-Jan Prins-Thomas Ankersmit, Fabrice Eglin & Benjamin Renard, Jérôme Noetinger, Régis Bunel-Grégoire Chaumel-Olivier brisson, Bobby Moo (Arnaud Rivière-Alexandre Bellanger-Miho), Nicolas Guérin, Bole, Julien Ottavi, Régis Bunel-Thomas Ankersmit, As I Die, Dust Breeders, [N:Q] (with Keith Rowe), L.F.E.M.

  • Jérôme Noetinger, Fabrice Eglin, Benjamin Renard

 

  • Thomas Ankersmit/Regis Bunel, Bole, Julien Ottavi, Nicolas Guérin

 

 

 

UNE VERSION DE LA PETITE HISTOIRE

Alentour de Rennes, milieu des années 90. De la radio des parents aux premiers disques de rock’n’roll, des premiers cours de musique à la découverte de Magma, de la scène de Canterburry aux expérimentations de la musique improvisée européenne… le parcours s’est fait doucement à quelques-uns, une bande d’amis ados qui s’apprennent à plusieurs et veulent se défendre ensemble.

En 99, ces quelques-uns qui pratiquent l’improvisation au sein d’un petit collectif du nom de L.F.E.M. (Ligne Faite En Marchant, tiré de « Futur, Ancien, Fugitif » d’Olivier Cadiot), décident de monter une association qui permettra de soutenir leurs futurs projets de programmation, d’édition, de festival et pourquoi pas même de voyage sur la lune. Vert Pituite naît ainsi. Emmanuel Belleau proposera le nom, tiré d’ »Ulysse » de Joyce, le vert pituite, la couleur du glaire au matin. Tout un programme.

Quatre musiciens au départ, Emmanuel Belleau, Nicolas Guérin, Régis Bunel & Olivier Brisson. Les rencontres se faisant, par les collaborations avec le Théâtre des Opérations (compagnie dirigée par Eric Houguet) et par l’arrivée d’Erell Latimier (qui dès lors co-animera pour quelques années les activités de l’association), Vert Pituite s’ouvre à la question du texte et à l’écriture contemporaine.

Premier événement sérieux monté à Rennes, le 20 mai 2000, au Jardin Moderne grâce au fameux Yacine Mokhnachi  l’ancien boss de Cyborg Station que les amateurs reconnaîtront. La venue de Keith Rowe avec [N:Q], formation nantaise avec également Julien Ottavi (fondateur d’APO33), Christophe Havard & Popof Chevalier. Une première belle soirée qui donna l’envie à Olivier Brisson de kidnapper l’affaire et de remettre ça quelque paquet de fois, une fois quitté la capitale bretonne pour la française…

La suite aura donc lieu à Paris, même si, toujours grâce à Yacine, deux autres soirées auront lieu au Jardin Moderne les années suivantes, l’une avec les Dust Breeders & Junko et une rencontre entre Jérôme Noetinger, Fabrice Eglin, Benjamin Renard & le duo Bole ; la seconde avec le duo Otomo Yoshihide/Martin Tétrault…

Avec l’arrivée à Paris, c’est la découverte d’un petit monde, d’un univers qui se partage à plusieurs. À suffisamment pour faire des belles rencontres, de celles qui marquent un parcours. Elles se font aussi autour de quelque chose ces rencontres, une salle comme les Instants Chavirés ; des festivals comme Densités, Emil 13, ou Musique Action ; des revue, comme Revue & Corrigée ou Peace Warriors, des émissions de radio, comme Epsilonia (Radio Libertaire), ou l’Asile Le Plus Sûr (canal B), un magasin, comme Bimbo Tower ou l’Oeil du Silence (à l’époque), un lieu de répétition comme Studios Campus… Et donc des rencontres majeures qui aident à mettre le pied à l’étrier : Fabrice Eglin & Blandine Renard, Jérôme Noetinger, Michel Henritzi, Julien Ottavi, Thierry Schaeffer, Arnaud Rivière, Patrick Boeuf, Jacques Perdereau…

2001, l’odysée de l’asso débute. ça commence avec un concert de L.F.E.M. au Café Baltard, la rencontre via Cathy Heyden des Dust Breeders et l’organisation d’un concert à Campus, un concert à Rennes également où l’association avait invité Thomas Ankersmit & Julien Ottavi, à cette époque pas bien connu… Et en 2002, c’est une série qui s’ouvre. Une série qui s’appelle « LA BELLE SOIREE ».

La première aura lieu au Café Chéri(e) à Paris, Belleville. Un bar branchouille qui voulait concurrencer le Zorba, une salle à l’étage vide et chouette à transformer, mais une équipe de nazes… L’affiche était belle : Fabrice Eglin & Benjamin Renard dont nous venions de sortir le premier CD (« s/t » – Vp0201) et Jérôme Noetinger en solo ensuite. Aléas de la soirée, le barman en bas pousse le son d’une techno minable, l’écho se fait là-haut et Jérôme s’en empare magistralement, une belle claque ! Pour l’anecdote, les musiciens laissèrent leur matériel sur place le temps de la nuit (qui fût joyeuse et longue chez Jacques Perdereau d’ailleurs, voisin du lieu) avec l’assurance de le retrouver au matin. Le matin eut deux heures de retard, le chien du proprio avait pris une partie du matos pour un poteau, et les excuses manquèrent absolument. Moralité : Merde au Chéri(e), mais ravis tout de même pour cette première !

La seconde avait elle aussi une belle affiche… Rouba3i (Sharif Shénaoui, Christine Shénaoui, Mazen Kerbaj & Olivier Brisson) ; le trio japonais Masafumi Ezaki/Taku Unami/Masahiko Okura et le duo Thomas Ankersmit/Gert Jan-Prins. La soirée avait été prévu au Chéri(e), avant l’expérience du clébard et de ses cons de maîtres… Du coup, Urgence ! trouver un lieu en peu de temps pour maintenir la proposition. On entend parler du Hilton Palace, un squat punk où quelques amis jouaient parfois. Conditions sommaires nous prévient-on, mais vous verrez, c’est sympa. Effectivement… nous avons vu… un dimanche matin, odeur de bières, de pisse, d’un peu tout. un sol immonde, des débris et des cadavres absolument partout, y compris dans des endroits improbables, des chiottes bouchées etc. Ce que nous ne savions pas, et qui d’ailleurs, n’était pas prévu, c’est que l’expulsion avait été prévu pour le lendemain, et que le samedi avait servi de baroud d’honneur… On pleure d’abord. Ensuite arrive le trio de nos amis japonais qui venaient faire leur première date à Paris. Ils sont ravis, ils adorent, c’est exotique ! nous soufflons de soulagement… Arrive Thomas Ankersmit et Gert-Jan Prins. Là, ça n’est pas le même enthousiasme, en tout cas pour Prins qui veut annuler la date. Au final, ne voulant pas sortir son matériel électronique home-made téléviso-truc, ils feront un duo Batterie/saxophone soprano.

Le Chéri(e), le Hilton… il fallait trouver autre chose comme espace si l’on voulait offrir des conditions de qualité pour les musiciens comme pour ceux qui les écoutent… et on a rencontré LES VOÛTES…

La donne change, le lieu est beau, l’équipe en est une, et a des choses à défendre. L’engagement de ce petit ilot de résistance paisible mais droit dans ses bottes parle directement à Vert Pituite la belle, qui se trouve fière de pouvoir, depuis 2003, participer à cette belle aventure. Merci à Bruno Herlin de nous avoir ouvert ses portes. Encore une belle rencontre. Et une fidélité qui naît.

Depuis, les concerts se sont succédé. Une vingtaine de belles Soirées et une nouvelle série autour de la reprise : « Reprends-Moi Fort ». En parallèle des Voûtes, certains concerts ont eu lieu ailleurs, aux Instants Chavirés avec les deux expériences de « La Pituite Muzzique », une série de concerts à la Comète 347 : « Play it Again » & « I Surrender », au Tunnel ou à La Cantine de Belleville etc.

Depuis 2014, Vert Pituite la belle est officiellement installée dans le Nord, sur la Métropole Lilloise et c’est là qu’elle reprend du service, seule ou en collaboration avec d’autres structures actives ici (Muzzix etc.)